My Body, My Choice

Nous sommes toutes concernées.

Bonjour mes petites chattes au miel, bonjour mes petits minous au caramel !

Aujourd’hui, encore une fois, je vais vous parler d’un documentaire que j’ai pu voir sur Netflix. Eh oui!! C’est le temps du travail et des concours, on s’occupe comme on peut.

Vessel est non seulement un des meilleurs documentaires que j’ai pu voir cette année, mais c’est surtout, en tant que féministe, un sujet qui me tient énormément à coeur et une cause pour laquelle je me suis sentie obliger d’élever la voix et d’apporter mon soutien.

Vessel est un travail d’investigation sur l’association « Women on Waves », fondée en mai 1999 par un médecin néerlandais, Rebecca Gomperts. Après avoir travaillé sur un bateau de Greenpeace et côtoyée de près les femmes qui ont subi des avortements illégaux, le docteur Gomperts s’est rendue compte qu’il y avait une connexion entre la loi et les femmes qui meurent.

« Presque partout dans le monde, il y a des restrictions légales liées à l’avortement. Ces lois n’empêchent pas les femmes d’avoir besoin ou recours à l’avortement, elles le rendent seulement plus dangereux. »

Toutes les dix minutes, une femme meurt suite à un avortement illégal, ce qui fait 47000 par an.

Mais ces lois ne sont pas applicables à 12 km des côtes : en eaux internationales les lois du pays où le bateau a été enregistré s’applique sur ce dernier. Au Pays-bas, l’avortement est légal. Women on Waves a mit au point une unité gynécologique mobile, le « A-portable ». Sur le navire, en eaux internationales, Women on Waves offre des contraceptifs, des informations, des formations, des ateliers et propose des avortements légaux et sûrs. Le « A-Portable » peut également être transporté par camion à destination de pays où les services de santé génésique sont légaux mais indisponibles, notamment en cas de guerre.

Grâce à ce navire, elles ont pu aider et renseigner des milliers de femmes, en Irlande en 2001, en Pologne en 2003, en Espagne en 2008, au Maroc en 2012, au Guatemala en février 2017 ainsi qu’au Mexique en avril 2017.

Au Portugal en 2004, deux navires de guerres ont été envoyés aux frontières des eaux nationales portugaises pour bloquer le « A-Portable ». Le gouvernement Portugais à violé tous les accords internationaux et nationaux, qui stipulent que le Portugal doit accepter dans ses eaux nationales tous les navires enregistrés qui ne sont pas un danger imminent pour la sécurité du pays. Est-ce qu’aider des femmes à choisir pour leur propre vie et leur propre corps est un danger pour la sécurité du pays ? Jusqu’où un pays était près à aller pour empêcher les femmes de décider pour leur corps et leur avenir ?

Je tiens à souligner tout de même que l’action à favorisé la légalisation de l’avortement au Portugal en février 2007.

Après ce blocus du gouvernement Portugais, Women on Waves décide de faire une annonce publique à la télévision portugaise afin d’informer les femmes comment se faire avortement par leur propre moyen.

Dans les pays où l’avortement est légal, jusqu’à la 12ème semaine les médecins prescrivent une pilule abortive. Elle est constituée de deux médicaments appelés Mifepristone et Misoprostol. Un avortement médical effectué de cette façon a un taux de réussite de 97%. Dans les pays ou l’avortement est illégal, le Misoprostol seul peut être légalement délivrable. Les chances qu’un avortement avec Misoprostol soit réussi sont de 80% et plus. Le Misoprostol est disponible en pharmacie dans presque tous les pays. Il peut aussi être acheté sous les noms de Cytotec, Arthrotec et Oxaprost ou Cytoprost.

« Pour obtenir un de ces médicaments, vous pouvez par exemple dire que votre grand-mère souffre d’arthrite rhumatoïde si sévère qu’elle ne peut se rendre à la pharmacie par elle-même et que vous n’avez pas l’argent pour payer un médecin afin de vous procurer les prescriptions pour les comprimés.

S’il y a des problèmes pour obtenir les médicaments dans une pharmacie, essayez –en une autre. Un ami masculin ou votre partenaire pourrait avoir moins de difficulté pour se les procurer. Ou encore peut-être pourriez-vous trouver un médecin qui accepte de vous les prescrire. Ordinairement, on a plus de chance dans les petites pharmacies qui ne sont pas rattachées à une chaîne. Le Misoprostol peut aussi être commandé en passant par internet (voir la liste des pharmacies sur le Net)

Parfois, Cytotec peut également être acheté sur le marché noir (endroits où vous pouvez aussi vous procurer de la Marijuana). Dans ce cas cependant, soyez certain qu’il s’agit réellement du Misoprostol et non d’une contrefaçon ou de quelque autre médicament.

La femme devrait acheter au moins 12 comprimés de 200 mcg de Misoprostol. Un comprimé de Cytotec ou d’Arthrotec devrait contenir 200 microgrammes de Misoprostol. Vérifiez le dosage du Misoprostol sur l’emballage, habituellement les comprimés contiennent 200 mcg mais d’autres dosages existent. Si les pilules ne contiennent pas 200 microgrammes de Misoprostol, recalculez le nombre de pilules nécessaires pour obtenir la même quantité de Misoprostol. 

Pour provoquer un avortement, la femme doit mettre 4 comprimés de 200 mcg de Misoprostol (800 mcg au total) sous la langue, sans avaler ! (Il faut garder les comprimés sous la langue au moins 30 minutes, jusqu’à ce qu’ils commencent à se dissoudre. Vous pouvez avaler la salive. Après 30 minutes, vous pouvez avaler le reste des comprimés.)

3 heures plus tard, il faut introduire 4 autres comprimés de 200 mcg de misoprostol sous la langue, sans avaler !

Encore 3 heures plus tard, il faut mettre encore 4 comprimés sous la langue (pour la 3e fois).»

Ce médicament à été découvert par les femmes brésiliennes qui après avoir lu sur la notice « ne pas délivrer aux femmes enceintes, risque de fausses couches » décident de l’utiliser en cachette pour se faire avorter. Lorsque le gouvernement brésilien s’est rendu compte de la situation, il a interdit la vente du Misoprostol en pharmacie.

Le Misoprostol peut aussi être utiliser afin de pratiquer un accouchement sans danger dans des pays où les soins médicaux ne sont pas toujours à notre portée.

Aujourd’hui, Women on Waves utilise la force d’internet pour envoyer les pilules par la poste dans les pays où il est impossible de se procurer du Misoprostol. Elle continue leurs actions pour informer les femmes sur le protocole et la posologie du Misoprostol.

Un site internet à été créé, collectif international qui répond à des milliers de courriels chaque jour dans de nombreuses langues par des femmes dans le monde entier : www.womenonweb.org

Des lignes téléphoniques on été ouvertes dans différents pays afin d’informer et d’aider les femmes : https://www.womenonwaves.org/fr/page/2583/safe-abortion-hotlines

Vous pouvez soutenir l’association par des dons : https://www.womenonwaves.org/fr/donate

Vous pouvez aussi soutenir Women on Waves d’une manière totalement gratuite et sans danger en semant derrière vous des autocollants sur la manière dont les femmes peuvent seules réaliser un avortement sans danger : https://www.womenonwaves.org/fr/page/1036/safe-abortion-stickers

Ces sources d’informations ont non seulement été censurées dans certains pays, mais aussi et surtout bloquées par Google et Facebook en 2008. (honte à vous !) Pour contrer ces censures, elles ont créé des applications téléchargeables depuis votre smartphone ici : https://www.womenonwaves.org/fr/page/4599/in-collection/2604/women-on-web-website-is-blocked

Comme mot de la fin, et pour partager avec vous mon avis sur la question ainsi que ma réflexion je vais seulement citer le Docteur Gomperts :

« Vous ne pouvez pas forcer une femme à poursuivre une grossesse non désirée, et à accoucher si elle ne le veut pas. C’est inhumain, c’est une humiliation et c’est une torture pour elle. »

Bisous sur la fesse droite 😉

* données médicales prescrites par des médecins de Women on Waves

 

Hello my little pussies with honey, hello my little kitties with caramel!

Today, once again, I will tell you about a documentary that I watched on Netflix.

« Vessel » is not only one of the best documentaries I’ve seen this year, but most importantly, as a feminist, I am very much attached to this subject that I feel compelled to raise voice and support.

« Vessel » is an investigative work on the association « Women on Waves », founded in May 1999 by a Dutch doctor, Rebecca Gomperts. After working on a Greenpeace boat and working closely with women who had undergone illegal abortions, Dr. Gomperts realized there was a connection between the law and the women who were dying.

« Almost everywhere in the world, there are legal restrictions related to abortion. These laws do not prevent women from needing or resorting to abortion, but only make it more dangerous. »

Every ten minutes, a woman dies following an illegal abortion, which makes 47,000 a year.

But these laws are not applicable 12 km from the coasts: in international waters, the laws of the country where the vessel was registered applies to the latter. In the Netherlands, abortion is legal. Women on Waves has developed a mobile gynecological unit, the « A-portable ». On the ship, in international waters, Women on Waves offers contraceptives, information, training, workshops and legal and safe abortions. The « A-Portable » can also be transported by truck to countries where reproductive health services are legal but unavailable, especially in the event of war.

Thanks to this ship, they have been able to help and inform thousands of women in Ireland in 2001, Poland in 2003, Spain in 2008, Morocco in 2012, Guatemala in February 2017 and Mexico in April 2017.

In Portugal in 2004, two warships were sent to the borders of Portuguese national waters to block the « A-Portable ». The Portuguese Government has violated all international and national agreements which stipulate that Portugal must accept in its national waters all registered vessels which are not an imminent danger to the security of the country. Will helping women choose for their own lives and their own bodies is a danger to the security of the country? How far was a country going to go to prevent women from deciding for their bodies and their future?

I would like to emphasize, however, that the action favored the legalization of abortion in Portugal in February 2007.

After this blockade of the Portuguese government, Women on Waves decides to make a public announcement on Portuguese television to inform women how to make abortion by their own means.

In countries where abortion is legal until the 12th-week doctors prescribe an abortion pill. It consists of two drugs called Mifepristone and Misoprostol. A medical abortion performed this way has a success rate of 97%. In countries where abortion is illegal, Misoprostol alone can be legally deliverable. The chances of an abortion with Misoprostol being successful are 80% and more. Misoprostol is available in pharmacies in almost all countries. It can also be purchased under the names Cytotec, Arthrotec, and Oxaprost or Cytoprost.

« To get one of these drugs you can say, for example, that your grandmother is suffering from rheumatoid arthritis so severe that she cannot get to the pharmacy by herself and you do not have the money to pay a doctor to get prescriptions for the tablets.

If there are problems getting medicines in a pharmacy, try another. A male friend or partner may have less difficulty in procuring them. Or maybe you can find a doctor who agrees to prescribe them. Ordinarily, we have more luck in small pharmacies that are not attached to a chain. Misoprostol can also be ordered via the internet (see list of pharmacies on the Net).

Sometimes, Cytotec can also be bought on the black market (places where you can also get Marijuana). In this case, however, be sure that it is actually Misoprostol and not a counterfeit or any other medication.

The woman should buy at least 12 tablets of 200 mcg of Misoprostol. One tablet of Cytotec or Arthrotec should contain 200 micrograms of Misoprostol. Check the dosage of Misoprostol on the package, usually, the tablets contain 200 mcg but other dosages exist. If the pills do not contain 200 micrograms of Misoprostol, recalculate the number of pills needed to get the same amount of Misoprostol.

To induce an abortion, the woman must put 4 tablets of 200 mcg of Misoprostol (800 mcg total) under the tongue, without swallowing! (You should keep the tablets under your tongue for at least 30 minutes until they begin to dissolve.) You can swallow the saliva and after 30 minutes you can swallow the rest of the tablets.)

3 hours later, four other 200 mcg tablets of misoprostol should be introduced under the tongue, without swallowing!

Another 3 hours later, you must put 4 more tablets under the tongue (for the third time). »

This drug was discovered by Brazilian women who, after reading the notice “not available to pregnant women, a risk of miscarriages” decide to use it secretly to have an abortion. When the Brazilian government realized the situation, it banned the sale of Misoprostol in pharmacy.

Misoprostol can also be used to practice safe childbirth in countries where medical care is not always within our reach.

Today, Women on Waves uses the power of the internet to send pills by post in countries where it is impossible to get Misoprostol. She continues to educate women about the protocol and dosage of Misoprostol.

A website has been created, an international collective answers thousands of emails every day in many languages by women all over the world: www.womenonweb.org

Telephone lines have been opened in different countries to inform and help women: https://www.womenonwaves.org/en/page/2583/safe-abortion-hotlines

You can support the association through donations: https://www.womenonwaves.org/donate

You can also support Women on Waves in a completely free and safe way by sticking behind you stickers on how women can perform a safe abortion: https://www.womenonwaves.org/en/page/ 1036 / safe-abortion-stickers

These sources of information have not only been censored in some countries but also, and, especially, blocked by Google and Facebook in 2008. (shame on you!) To counter this censorship, they created applications downloadable from your smartphone here: https://www.womenonwaves.org/fr/page/4599/in-collection/2604/women-on-web-website-is-blocked

As a final word, and to share with you my opinion on the matter as well as my reflection I will only quote Dr. Gomperts:

« You cannot force a woman to pursue an unwanted pregnancy, and give birth if she doesn’t want to. It’s inhuman, it’s a humiliation and it’s torture for her. »

Kisses on the right buttock 😉

* from Women on Waves’s doctors 

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